L’affaire des enfants de la Creuse ou des Réunionnais de la Creuse désigne le transfert forcé de plus de deux mille jeunes mineurs de leur île de La Réunion vers la France métropolitaine dans les années 1960 et 1970, transfert auquel ont participé Michel Debré alors député de La Réunion, de nombreuses DDASS (dont celle de La Réunion), la préfecture de La Réunion et le ministère de la Santé. Il s’agit d’un épisode très connu à La Réunion, département et région d’Outre-mer de la France.
De 1962 à 1984, au moins 2 150 enfants réunionnais relevant de l’Aide sociale à l’enfance ont été transférés dans les départements métropolitains sujets à l’exode rural comme notamment la Creuse, le Tarn, la Lozère, les Pyrénées-Orientales, le Gers, dans le cadre de la politique de migration mise en place par le Bureau pour le développement des migrations intéressant les départements d’outre-mer (BUMIDOM).
Pour certains actes d’abandon parental ou d’autorisation de sortie du territoire pour les mineurs, la forme de leurs signatures laisse planer un doute sur la réelle volonté des signataires.
Ce déplacement d’enfants est organisé par le BUMIDOM avec l’aide des DDASS sous l’autorité de Michel Debré, alors député de La Réunion.
Les victimes de ces transferts les ressentent comme une déportation, leur histoire a fait l’objet d’une résolution parlementaire, et d’une commission d’information pour établir les faits, les responsabilités, et ainsi permettre la reconnaissance des préjudices par l’État.
Parmi elles et eux j’ai eu le plaisir de rencontrer Marie-Germaine PERIGOGNE qui a retrouvé sa vraie identité il y a peu.
J’ai rencontré un groupe de femmes et d’hommes exceptionnel.le.s. Des rencontres de la vie.
Le 28 janvier2026 l'Assemblée Nationale a adopté à l’unanimité une proposition de Loi de réparation pour les « enfants de la Creuse » portée par une députée en or Karine LEBON !
Pas un jour ne passe sans que je pense à vous. Merci d’être si inspirant.e.s
MERCI pour vos innombrables messages de soutien. Même si nous ne pouvons pas répondre à chacun d’entre vous, sachez que chaque mot nous a profondément touchés et portés.
MERCI aussi à celles et ceux dont les paroles ont été plus difficiles à entendre : elles nous rappellent que chaque regard compte et qu’il y a toujours quelque chose à apprendre.
Et surtout, un immense, infini MERCI à toutes ces personnes sans qui rien, absolument rien, n’aurait été possible.
En premier, le courage des Enfants réunionnais exilés de force, NOUS osons témoigner, un combat acharné que nous menons depuis des décennies.
Puis
Les politiques :
Ericka Bareigts
George Pau Langevin
François Hollande
Les maires de plusieurs villes
Huguette Bello de la Région Réunion
Région Nouvelle-Aquitaine et son Président
Perrine Goulet - Députée de la Nièvre
Naïma Moutchou, Les outre-mer
Philippe Naillet
Frédéric Maillot
Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale
Et tant d'autres....
Nos experts :
Philippe VITALE, Gilles Gauvin, Prosper Eve, Wilfrid Bertile qui ont accompli un travail exceptionnel,
Notre avocate Elisabeth Rabesandratana et Laurent Sermet,
L'Europe avec Guido Fluri de la Fondation éponyme (Justice Initiative),
Et pour cette proposition de loi, Karine Lebon, députée de La Réunion, sa détermination a payé avec un vote unanime de TOUS les Députés
Les journalistes,
Les artistes,
Les auteurs de livre,
Les élèves des primaires, des collèges, des lycées, des facultés,
Nos amis, nos familles, nos marmailles,
Les associations d'ici et d'Europe,
La Fédération des Enfants Déracinés des DROM et sa présidente Marie-Germaine Périgogne,
Et je terminerai avec un pilier, notre ami Sudel Fuma qui doit être fier de nous de son paradis blanc,
Pardonnez-moi si je ne cite pas tous les noms, la liste est longue...
Oui il reste une étape à franchir, celle du Sénat mais nous pouvons compter sur la plus grande mobilisation.
Cette tragédie humaine sera reconnue et réparée, il le faut.
Tout simplement MERCI du fond du cœur